visite déléguation québécoise à Tourouvre

Publié le par perche-web



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Des hôtes de marque hier à la Maison de l'Emigration française au Canada de Tourouvre.Hier après-midi, l'équipe des Muséales a accueilli pour une visite privilégiée des représentants du comité d'organisation des fêtes du 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québéc. Cette délégation composée d'une quinzaine de membres était dirigée par le président de la Société du 400èmeanniversaire de la fondation de la ville de Québéc. Cette délégation composée d'une quinzaine de membres était dirigée par le président de la Société du 400ème, Jean Leclerc, l'adjoint au maire de Québec, Ralph Mercier, et Serge Allen, commissaire au 400ème anniversaire. En présence de représentants de l'Ambassade du Canada et de Laurent Beauvais, conseiller régional, ce petit groupe a rendu hommage à l'émigration percheronne.
Anne Griot, directrice de la Maison de l'Emigration française au Canada, a d'abord entrainé le groupe dans une visite de l'église de Tourouvre où Ralph Mercier s'est amusé de poursuivre une tradition familiale. En effet, Honoré Mercier (premier ministre québécois du 19ème siècle) était venu bien avant lui à Tourouvre et avait offert à la commune deux vitraux commémorant le départ de son ancêtre Julien Mercier. Ensuite, tous se sont rendus à la Grandinière , maison de Julien Mercier. Une grande émotion a saisi Ralph Mercier, très touché de pénétrer dans la maison de son ancêtre. La délégation a ensuite longuement visité la Maison de l'Emigration française au Canada. La journée s'est achevée par un cocktail très convivial où Français et Québécois ont pu échanger. Grâce à cette visite, la Maison de l'Emigration s'affirme comme un lieu incontournable pour les manifestations à venir en France. La Maison sera pleinement associée aux fêtes du 400ème anniversaire de la ville de Québec tant en France qu'au Canada.


PUBLICATION:  Le Soleil DATE:  2007.10.12 SECTION:  Actualités PAGE:  7 COLUMN:  Envoyée spéciale BYLINE:  Lemieux, Julie DATELINE:  tourouvre WORD COUNT:  561
 
Un Musée contre les mythes; La Maison de l'Émigration veut mieux informer sur ceux qui sont venus peupler la Nouvelle-France
 
Vous croyez encore que la Nouvelle-France a d'abord été peuplée par des bandits et des prostituées? Vous avez l'impression que la plupart des bâtisseurs du Québec ont quitté la France pour fuir la pauvreté? La Maison de l'Émigration française de Tourouvre combat tous ces mythes et dresse un portrait beaucoup plus fidèle à la réalité.
La délégation de la Société du 400e de Québec a eu droit, hier, à un cours d'histoire accéléré qui valait le détour. La directrice du Musée de l'Émigration française de Tourouvre, Anne Griot, connaît tout sur les familles souches de la Nouvelle-France, sur les raisons qui ont poussé les pionniers à quitter leur pays, sur la traversée de l'Atlantique, sur le genre de vie qu'ils ont menée en arrivant au Québec. Une véritable encyclopédie.
En visitant ce musée inauguré il y a à peine un an par le gouvernement du Canada, on apprend que la plupart des émigrants du 17e siècle avaient un métier en quittant la France et acceptaient ce défi par goût d'une vie meilleure, par désir d'avoir une terre, par besoin de plus de liberté. Les Filles du roi étaient pour leur part soit des orphelines, soit des femmes de sang noble qui étaient envoyées en Nouvelle-France pour épouser un homme de leur rang. Chose certaine, elles n'étaient pas des prostituées car elles savaient écrire et avaient une bonne santé puisqu'elles ont survécu à la traversée.
"On donnait aux engagés un billet de bateau pour partir et pour revenir. Normalement, ils auront donc dû revenir après 36 mois. Mais une fois rendus au Canada, on leur offrait une terre s'ils acceptaient de rester. Plusieurs revendaient donc leur billet de retour", raconte Mme Griot.
Ces hommes avaient souvent moins de 20 ans et s'étaient fait convaincre de venir bâtir la Nouvelle-France par des "recruteurs" embauchés par Robert Giffard, qui se déplaçaient dans les villages pour vendre cette idée de grande traversée.
A Tourouvre, 40 personnes sont parties et se sont établies dans ce nouveau pays. Dans toute la Perche, on en comptait 280. Ces voyageurs devaient souvent se rendre à pied à La Rochelle, une expédition d'au moins sept jours, pour prendre le bateau sur cette mer qu'ils n'avaient jamais vue de leur vie. Selon Mme Griot, les Français ont perdu la guerre contre l'Angleterre bien avant 1759. Car la monarchie française n'a pas investi suffisamment dans le peuplement de la Nouvelle-France et s'est rapidement fait doubler par les Anglais. "Nous sommes obligés de dire que le sort de la Nouvelle-France s'est scellé dès 1620. La France n'a pas compris l'intérêt que représentait le Canada et était persuadée qu'elle allait dépeupler ses terres en investissant dans l'émigration. A la fin du régime, il n'y avait que 70 000 Français et les Anglais étaient rendus 2 millions."
Le président de la Société du 400e, Jean Leclerc, et l'adjoint au maire de Québec, Ralph Mercier, ont littéralement bu les paroles de Mme Griot du début à la fin. "Voilà le sens des Fêtes du 400e. Nous revenons à la base. C'est ici que tout a commencé", a soutenu M. Leclerc, après avoir renoué lui-même avec ses racines en consultant la base de données de ce musée qui attire de nombreux Québécois.
jlemieux@lesoleil.com

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