La Rhone, rivière du Perche

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Rhone (rivière)

La Rhone est une rivière française qui coule dans le département d' Eure-et-Loir (28), dans la région du Perche. C'est un affluent de l' Huisne en rive gauche, donc un sous-affluent de la Loire par l'Huisne, la Sarthe et la Maine.

La Rhone
Photo bienvenue - Merci
Longueur 15,8 km
Débit moyen 0,552 m³.s-1
mesurés à Nogent-le-Rotrou
Surface du bassin 79 km²
Régime pluvial océanique
Se jette dans l' Huisne
Bassin collecteur la Loire
Pays  France


Géographie 
La Rhone prend sa source sur le territoire d'Authon-du-Perche, petite localité d'Eure-et-Loir. Dès sa naissance, elle prend la direction du nord-nord-ouest, orientation qu'elle maintient de manière générale jusqu'à la fin de son parcours de plus de quinze kilomètres. Elle se jette dans l'Huisne à Nogent-le-Rotrou.


 Communes traversées 
La Rhone traverse les communes d' Authon-du-Perche, Coudray-au-Perche, Souancé-au-Perche, Saint-Jean-Pierre-Fixte et Nogent-le-Rotrou, toutes situées dans le département d' Eure-et-Loir.


 Hydrologie 
La Rhone est une rivière moyennement abondante, comme la plupart des cours d'eau issus de la région du Perche. La station hydrométrique de Nogent-le-Rotrou, située au niveau de son confluent, a relevé, sur un bassin de 79 kilomètres carrés, un module ou débit moyen interannuel de 0,552 m³ par seconde [1]. Les observations ont été faites durant une période de 23 ans allant de 1971 à 1993.

La Rhone présente des fluctuations saisonnières de débit très peu marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps, et se caractérisent par des débits mensuels allant de 0,60 à 0,81 m³ par seconde, de décembre à mai inclus (avec un maximum en février). Les basses eaux ont lieu en été, de fin juillet à la mi-octobre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 0,33 m³ au mois de septembre, ce qui est loin d'être faible. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de plus courtes périodes, ou selon les années.

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,17 m³, en cas de période quinquennale sèche, soit 170 litres par seconde, ce qui n'est pas du tout sévère pour un aussi petit cours d'eau, et reste même confortable. Rappelons que le VCN3 est une mesure de la sévérité des étiages qui donne la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.

Quant aux crues, elles sont habituellement modérées, du moins dans le contexte du bassin ligérien. Les QIX 2 et QIX 5 valent en effet respectivement 4,3 et 6,2 m³. Le QIX 10 ou débit calculé de crue décennale est de 7,5 m³ par seconde et le QIX 20 de 8,7 m³. Quant au QIX 50, il se monte à 10 m³ par seconde (voir note [2] ).

Le débit instantané maximal enregistré à Nogent-le-Rotrou a été de 12,0 m³ par seconde le 12 février 1988, tandis que la valeur journalière maximale était de 6,4 m³ par seconde le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX, on constate que cette crue était bien plus importante que la crue cinquantennale définie par le QIX 50 et donc très exceptionnelle.

Au total, la Rhone est une rivière moyennement abondante, comme la plupart des rivières issues de la région du Perche. La lame d'eau écoulée dans son bassin est de 221 millimètres annuellement, ce qui est certes inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais se rapproche de la moyenne du bassin de la Loire (plus ou moins 240 à 250 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) se monte dès lors à 7,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.


 Notes et références  [modifier]
↑ Banque Hydro - Station M0365010 - La Rhone à Nogent-le-Rotrou (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
↑ Le QIX 20 ou débit calculé pour une crue vicennale, est la valeur du débit calculé pour une crue n'ayant statistiquement lieu que tous les 20 ans.
On calcule aussi le QIX 50, c'est-à-dire la valeur du débit calculé pour une crue cinquantennale, n'ayant statistiquement lieu que tous les 50 ans.
Enfin le QIX 2 et le QIX 5 sont les débits calculés pour une crue biennale et quinquennale, c'est-à-dire une crue qui doit se produire en moyenne tous les deux ou cinq ans. Ils permettent d'apprécier les risques à plus court terme.

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