ORNE, La population reste stable et une progression dans le Perche ornais.

Publié le par perche-web

 

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Ouest-France

La population reste stable avec 293 000 habitants

La population de l'Orne n'a pas perdu d'habitants depuis 1999. Pas sûr cependant que le déclin démographique soit enrayé.

Comment se portent les 505 communes de l'Orne qui s'apprêtent à renouveler leur équipe municipale ? La démographie reste l'un des plus sûrs moyens de mesurer leur dynamisme. La carte que nous publions ci-contre montre les évolutions de population commune par commune. La couleur orange signale celles dont la population augmente. En bleu, les secteurs où elle est en baisse.

Avec 293 000 habitants, la population globale reste stable par rapport à 1999. Cette stabilité ne fait pas de l'Orne un département dynamique. Mais elle a le mérite de stopper la tendance à la baisse enregistrée lors des deux derniers recensements, en 1990 et 1999. Ce maintien est à mettre sur le compte d'un excédent des naissances sur les décès : un solde naturel qui compense les départs d'habitants. Ce revirement de tendance pourrait n'être que provisoire. Les projections de l'Insee prévoient la perte de 21 000 habitants d'ici 2030. Avec 270 000 habitants, l'Orne représenterait alors moins de 20 % de la population bas-normande.

Le pays d'Alençon connaît une évolution contrastée. La population de ce secteur (87 000 habitants) est en hausse. Mais la ville préfecture perd des habitants. L'agglomération perd elle aussi des habitants au rythme de ¯ 0,1 % par an. Le reste du pays accueille, quant à lui, plus de résidents qu'en 1999. Rien d'étonnant. L'Insee constate que, d'une manière générale, la population s'éloigne des plus grandes villes. Et ce sont les communes des couronnes périurbaines qui se développent.

Le pays d'Argentan et le pays d'Auge ornais (48 000 habitants) accusent un recul de population de 0,6 % par an depuis 1999. C'est le secteur le plus sinistré de Basse-Normandie en terme d'évolution démographique. Observée depuis 1975, cette tendance au déclin s'est accentuée ces dernières années. Le dépeuplement s'explique par un fort déficit migratoire : les départs, de jeunes surtout, ne sont pas compensés par de nouvelles arrivées. Cette baisse de population touche avant tout la ville d'Argentan et sa périphérie qui ont perdu plus de 1 000 habitants, ainsi que le secteur de Vimoutiers. L'espace rural semble avoir mieux résisté.

Le Bocage regagne des habitants. Le déclin continu constaté à la fin des années 1990 semble enrayé. Le territoire, qui compte un peu plus de 93 000 habitants, croit légèrement au rythme de 0,1 % par an. Ce sont les communes rurales qui croissent le plus vite. En revanche, l'espace urbain de Flers et sa périphérie accusent une nouvelle chute de population.

Le Perche ornais représente 47 000 habitants, soit près de 800 de plus qu'en 1999. Soit une progression de 0,3 % par an : la plus forte du département. La population augmente surtout grâce à l'arrivée de nouveaux résidents. Mortagne-au-Perche et sa périphérie tendent à perdre des habitants alors que les autres communes de l'espace rural en gagnent. Sur ce territoire, un habitant sur quatre, a plus de 60 ans. Ce qui fait du Perche l'un des bassins de vie les plus âgés de Basse-Normandie.

Le Pays d'Ouche est le plus petit et le moins peuplé des pays bas-normands (28 000 habitants). Il progresse au rythme de 0,2 % par an. Les naissances expliquent cette progression, alors que les départs et les arrivées dans le territoire se sont compensés. L'aire urbaine de L'Aigle perd des habitants, en raison surtout de nombreux départs. Dans le secteur rural, la population s'accroît grâce à de nouvelles arrivées. Comme le Bocage et le Perche, le pays d'Ouche tend à vieillir plus rapidement que les autres territoires ornais.

 
Ouest-France

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