15 Mars 2008, Mortagne-au-Perche (Orne) : le jeu des 1000 Euros

Publié le par perche-web

LE JEU DES 1000 EUROS

 

Samedi 15 Mars à 15h30

 

Carré du Perche - Mortagne-au-Perche

Sélection et enregistrement à 15 h 30.

Texte ci-dessous repris du site de France Inter (partie Historique du Jeu)

"   Depuis 1995, Louis Bozon a repris, avec succès, l'émission, confirmant la modernité du jeu le plus ancien du paysage audiovisuel français, créé en 1958, qui rassemble, chaque jour un public, toujours plus jeune et plus nombreux, à l'écoute - les derniers chiffres de Médiamétrie le prouvent - et aux enregistrements publics, à travers la France. Il a fait découvrir ou redécouvrir aux auditrices et aux auditeurs de France Inter, plus d'un millier de villes, avec le même enthousiasme communicatif.

Face aux nombreux journalistes rencontrés au cours de ses tournées, il retrouve bien souvent certaines questions que vous découvrirez ci-dessous.

Durerez-vous autant que votre prédécesseur ?
- Je crains que non, à moins de devenir plus que centenaire.
N'en avez vous pas marre de la vie de saltimbanque ?
- La France est belle et sa découverte est toujours surprenante, l'essentiel est de rester en forme.
Cherchez-vous les meilleurs restaurants ?
- Non, j'ai plutôt le régime d'un sportif !
Avez-vous quand même pris du poids depuis 1995 ?
- Non, les enregistrements valent deux séances de gym.
Combien de kilomètres parcourez-vous par an ?
- Environ 15000.
Nombre de villes visitées par an ?
- Une centaine.
Combien de photos signez-vous chaque jour ?
- Quand on aime on ne compte pas, idem pour les livres d'or des hôtels et restaurants ! ! ! !
Combien de questions recevez-vous par mois, par la poste comme par Internet ?
- Environ 3000.
Quel est le pourcentage de questions envoyées par les auditeurs auxquelles vous répondez ?
- Elles sont de plus en plus du niveau de l'agrégation, mais je me cultive.
Qu'elle est la motivation de ceux qui viennent concourir au Jeu des 1000 Euros ?
- Les gains étant dérisoires par rapport à ceux offerts dans les émissions de télévision, les passionnés du Jeu de Mille Euros viennent retrouver une ambiance qui a souvent bercé leur enfance ou leur jeunesse. Et aussi, entrer dans un univers qui leur est cher et pouvoir dire un jour : " J'ai participé au Jeu des Mille Euros et peut-être triomphé au Super Banco ".
Reconnaissez-vous les candidats qui ont déjà joué avec vous dans les années précédentes ?
- Oui toujours, nous sommes une grande famille.


  C'est sous le chapiteau du Radio Circus, dressé sur la place du marché du Blanc (Indre), pendant une tournée à travers la France, que le 19 avril 1958, Henri KUBNICK, le créateur de l'émission présenta pour la première fois ce jeu inédit qui s'intitulait alors "100 000 francs par jour" (c'était le temps de l'ancien franc) et qui allait être diffusé deux jours plus tard sur France Inter : jeu improvisé dans lequel étaient posées six questions sur les sujets les plus variés.

Très vite, les auditeurs, devant leur poste, se sont habitués à répondre eux aussi aux questions et à jouer en même temps que les concurrents, ce qui était le but recherché.

Durant les deux premières années où il anima le jeu, Henri Kubnick préparait lui-même les questions. Bientôt les auditeurs ont commencé à lui en envoyer et lorsqu'il a laissé sa place à d'autres animateurs (Maurice Gardett, Albert Raisner, Roger Lanzac, et Lucien Jeunesse) il a été décidé que toutes les questions seraient désormais fournies par les auditeurs. C'est alors que furent créées les questions bleues, blanches et rouges, aux couleurs de la France, qui valent aujourd'hui respectivement 15, 30 et 45 euros (sommes allouées aux auteurs des questions quand l'équipe des candidats ne peut y répondre). Les deux candidats peuvent tout remettre en jeu et tenter le banco (400 euros à se partager) et le super banco (1000 euros à se partager).
Ainsi, par le truchement de l'émission, devenue en 1960 "1000 francs par jour" puis "Le jeu des 1000 francs" et enfin en 2001 "Le jeu des 1000 euros", les auditeurs-répondeurs jouent avec les auditeurs-répondeurs ; ils se "collent" les uns les autres, tout en faisant un petit tour d'horizon quotidien de leurs connaissances dans tous les domaines.

Depuis 1995 et le lancement du Spécial Jeunes, l'auditoire ne cesse de rajeunir. On peut s'en rendre compte lors des enregistrements dans tous les coins de France. Ce spécial jeunes est destiné aux élèves de la 4ème à la terminale, mais il n'est pas rare de rencontrer lors des sélections, des élèves de 6ème et de 5ème qui ne s'en laissent pas conter par leurs aînés et les coiffent même au poteau.
Les étudiants sont aussi devenus des fans du jeu. On les retrouve nombreux dans les sélections. Les questions qui leur sont posées correspondent à leurs études et à leur culture.
Les élèves de primaire, quant à eux, sont très nombreux à envoyer des questions et à réclamer un Spécial jeunes de leur niveau. L'avenir leur donnera peut-être satisfaction...
Le rajeunissement de cette émission n'empêche en rien le triomphe des adultes, ceux qui depuis 1958 ont fait le succès de ce jeu mythique.
Louis Bozon n'a-t-il pas retrouvé à Lavaur (Tarn) un candidat de 83 ans qui concourait pour le 13ème fois et de ce fait avait connu les différents animateurs depuis 1958.
Les générations se succèdent et pour les plus jeunes, ce jeu est souvent lié au souvenir des vacances, chez les grands-parents, qui écoutant religieusement leur émission favorite, à l'heure du déjeuner, demandaient aux enfants le plus grand silence. Aussi le son grêle du métallophone, le ding-ding comme on le désigne le plus souvent, a-t-il valeur de mythe. C'est un peu la Madeleine de Proust des auditeurs de France Inter. Et ce ding-ding ne pourra donc jamais être remplacé par un son électronique. On crierait au sacrilège et au scandale !
Participer comme candidat au Jeu reste aujourd'hui encore, malgré des enjeux très modestes, le rêve de nombreux auditeurs.
Pour preuve, ce jeune homme venu se présenter, fin 99, dans un petite ville du Sud de la France, et qui avait fait le voeu de cesser de fumer s'il était sélectionné. Il le fut, il tint promesse et dans une lettre qu'il fit parvenir à France Inter, il avoua que ce fut l'un des plus grands jours de sa vie.
C'est le miracle du Jeu des Mille Euros !
Jeu familial par excellence, plusieurs générations s'y rencontrent, des arrière-grands-parents aux arrière-petits-enfants quelques fois encore dans leurs landaus : ainsi, une candidate de l'émission a-t-elle concouru un enfant dans les bras et devant ses pleurs (qui l'auraient contrainte à abandonner) a osé, pour le calmer, lui donner le sein devant 350 personnes attendris et arriver sans peine au Super Banco.


Ce jeu éducatif et convivial ne s'est pas seulement promené à travers toute la France (y compris en Guadeloupe, Martinique et Réunion) et jusque sur le porte-avion Clémenceau, le paquebot Massalia et dans un sous-marin, mais aussi dans le monde entier : Belgique, Suisse, Allemagne, Île Maurice, Nouméa, Tahiti, Sénégal et même Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le Jeu des 1000 Euros c'est aussi un coup d'oeil sur les villes et les villages de France. Carte postale sonore, grâce à des promenades où Louis Bozon entraine les auditeurs à la découverte de l'Histoire (avec un grand H), la petite histoire, des lieux insolites ou prestigieux, des rues, des chemins et sentiers de randonnée.
Une façon de montrer cette diversité de la France qui fait rêver nos auditeurs lointains ou proches. Internet et le courrier nous livrent les moments d'émotion qu'apporte l'émission la plus écoutée de France à 12H45. "
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