Article L'Express (extrait) sur l'Immobilier en France citant le Perche

Publié le par perche-web

anti_bug_fckLEXPRESS.fr du 29/05/2007

Résidences secondaires Le vrai prix du rêve Corinne Scemama
A l'heure des transports au rabais et des week-ends prolongés, maisons de campagne, villas à la mer ou chalets à la montagne séduisent plus que jamais les Français. Mais, comme à la ville, le marché, après s'être emballé, donne des signes d'essoufflement. C'est le moment... de ne pas acheter trop vite

Céline vient de réaliser son rêve. Cette Parisienne pressée, mère de trois enfants, a réussi à trouver puis à négocier une maison normande «en face des vaches et à côté des moutons», explique-t-elle avec toute sa candeur de citadine. Un petit havre de paix destiné à évacuer les tensions de la semaine, à prendre un bol d'air et à réunir, aux beaux jours, famille et amis dans un décor verdoyant et somme toute très dépaysant.

Chère vie de château
C'est ce même «désir de campagne», comme le qualifie le sociologue Jean-Didier Urbain, qui a poussé des milliers de Français et de Britanniques à suivre son exemple et à se ruer sur les résidences secondaires à la mer, à la montagne ou à la campagne. En moins de dix ans, ce marché a explosé. Selon une étude exclusive de la Fédération nationale des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), publiée ce 24 mai, le prix moyen d'une maison est passé de 79 000 A en 1997 à 206 000 en 2006, soit une progression de 161%! Une évolution qui ressemble, en plus accentué encore, à celle de l'immobilier urbain. Pourtant, même à la campagne, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel et cette formidable ascension connaît, depuis près d'un an, un vrai ralentissement.

A la fin des années 1990, les valeurs ont flambé
Des longères dans le Perche à 450 000 €, des manoirs normands à 1 million ou encore de grands domaines sur la Côte d'Azur à 10 millions... Les «paradis verts», chers à Jean-Didier Urbain, se sont tous mis à flamber à la fin des années 1990, au grand étonnement des professionnels: «C'était un marché qui tournicotait autour de lui-même, avec à peine 15 000 à 20 000 transactions par an et des prix stables depuis des dizaines d'années», se souvient Olivier de La Selle, patron d'Agri France, spécialiste dans la transaction de domaines ruraux. Un temps révolu: aujourd'hui, le nombre de ventes a été multiplié par deux ou trois, les valeurs ont flambé, tandis que les agences immobilières se sont mises à fleurir à travers tout le territoire. «Rien qu'à Sarlat, il en existe plus de 30!» s'exclame Alexandra Bonoron, négociatrice au cœur du Périgord noir.
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