Vient de paraître The Nothing Machine d'Octave Mirbeau

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Vient de paraître
   

Editions Rodopi is pleased to announce a new publication in the Faux Titre series. We offer a 30% discount which will be valid August 10th 2007.

  

The Nothing Machine

The Fiction of Octave Mirbeau

 

Robert Ziegler

 

Amsterdam/New York, NY 2007. 250 pp. (Faux Titre 298)

ISBN: 978-90-420-2237-9              Paper € 50,-/ US$ 68.-

Special offer:                                              € 35,-/ US$ 47.-

Online info:  http://www.rodopi.nl/senj.asp?BookId=FAUX+298

 

 

 

More info:

In an era when reality was aestheticized as collectibles, Octave Mirbeau unleashed his fiction like a destructive machine, setting fire to stale material and discredited ideologies, burning them as fuel and expelling texts as clean emissions. In this first English-language overview of all the novels published under Mirbeau’s name, this study argues that Mirbeau is unique among his fin-de-siècle peers. Unlike the Decadents, whose art was a reliquary in which dead inspiration was preserved, Mirbeau disengaged himself from the corpses of past works. Abhorring tradition and complacency, Mirbeau elaborated a kinetics of fiction that made the novel into an agent of violent transformation.

 

Contrasting the Decadents’ aesthetic of elegant morbidity with Mirbeau’s vitalistic view of fiction, this volume shows Mirbeau modeling himself on the figure of the torture artist, cutting up his finished works, building novels to disassemble them, fitting them together in revolutionary ways. Creativity for Mirbeau fertilizes un jardin des supplices, a cemetery smoldering with decomposing texts that are resolved into their constituent parts and then reemerge in different guises. In Mirbeau’s writing, lives and art works are only transient aggregates of material, and creativity is immortalized through the perishing of old forms.

 

    À une époque où l’on esthétisait la réalité comme si c’était un ensemble d’objets de collection, Octave Mirbeau a fait de son œuvre romanesque une machine de destruction, capable de mettre le feu à des matériaux défraîchis et à des idéologies discréditées, et de s’en servir comme carburant afin de produire des textes qui cessent de polluer. Dans cette étude de l’ensemble des romans parus sous son nom – la première en langue anglaise –, il s’agit de montrer que Mirbeau est le seul de son espèce parmi les écrivains fin-de-siècle. À la différence des décadents, dont l’œuvre était une espèce de reliquaire destiné à conserver l’inspiration défunte, Mirbeau s’est émancipé des œuvres mortes du passé. Détestant la tradition autant que l’ autosatisfaction, il a élaboré  une cinétique romanesque, qui a fait du roman l’agent d’une transformation violente.

       En opposant l’esthétique décadente  de l’élégance morbide à la conception vitaliste que Mirbeau se fait de l’œuvre de fiction, cette étude nous montre un romancier prenant pour modèle l’artiste-bourreau, qui dépèce ses œuvres achevées, qui compose des romans pour mieux les décomposer, et qui procède ensuite à des collages qui révolutionnent les habitudes. Pour lui, la création artistique consiste à fertiliser un jardin des supplices, un cimetière où se consument des textes en décomposition, dont les particules renaissent ensuite sous d’autres formes. Dans les écrits de Mirbeau, la vie et l’œuvre d’art ne sont que des assemblages provisoires de matériaux, et c’est seulement la mise à mort des formes révolues qui assure la pérennité de la créativité.

 

Pierre MICHEL
Société Octave Mirbeau
10 bis rue André Gautier
49000 - ANGERS
02 41 66 84 64

michel.mirbeau@free.fr

http://membres.lycos.fr/octavemirbeau
http://michelmirbeau.blogspot.com
http://home.tele2.fr/michelmirbeau
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