« Stations d’épuration » : comment une bonne intention se transforme en un fléau majeur sauf si...article de http://villiers.olympe-network.com/

Tout le monde parle désormais de « Développement Durable » mais, au delà des discours, observons les actes que nous posons !
2 exemples significatifs :
- Pour retraiter les eaux usées, nous installons des stations d’épuration dans tous les villages de France, verrues industrielles inesthétiques dans les champs, des odeurs sous le vent et parfois même du bruit,
- Pour économiser les énergies fossiles, nous promouvons des îlots épars d’éoliennes, un peu partout dans nos campagnes, visibles à des km à la ronde et bruyantes dans un large périmètre (sans entrer dans le débat sur leur réelle rentabilité économique).
Or, si la population est amenée à se concentrer dans les villes, nous aspirons tous à nous ressourcer dans nos campagnes.
Qui n’est pas revigoré en se promenant dans les campagnes préservées des destructions liées à la modernité : là où les remembrements ont le moins sévis, là où les champs ont conservé leurs haies sauvages…
N’oublions pas que nos paysages, en France, sont notre atout sur le plan touristique par rapport aux autres pays.
N’oublions pas que mal installer une éolienne ou une station d’épuration (car il ne s’agit pas de dire non à tout ; des solutions existent, nous verrons cela plus loin), c’est commettre un acte irréversible handicapant pour les générations futures. Ca ne se déplace pas.
Aussi, méfions-nous des décideurs de tels projets : ils tiennent des discours rassurants quant à leurs décisions mais veillent bien à se préserver de telles installations.
Qu’en est-il au niveau du Perche ?
Percheron d’origine ou d’adoption, nous aimons notre pays justement pour le caractère poétique de ses collines, la beauté de ses forêts, ses champs vallonnés avec leurs haies sauvages et pour son bâti traditionnel si joliment coloré.
Heureux, insouciant dans ce cadre, la problématique des stations d’épuration s’est imposée à moi.
Mon village est menacé, qui plus est du côté de son cœur historique : si rien n’est fait pour stopper la mécanique administrative en marche, une station va être installée dans le splendide champ à l’entrée du bourg, au niveau du panneau indicateur.
Or de là, nous avons une vue sur le vieux bourg : église du XIIème certes remaniée au XVIIème, presbytère typique du XVIIème, maisons en pierres blanches du centre bourg un peu plus loin.
Saisi personnellement par ce sujet, j’ai fait un tour des différentes stations implantées dans nos villages Percherons.
A leur vue, j’ai immédiatement ressenti le besoin de faire un site internet pour alerter les amoureux de nos paysages afin qu’ils puissent visualiser de quel type d’installation il s’agit (http://villiers.o-n.fr) et qu’ils ne fassent pas la même erreur que moi en se laissant endormir.
Effectivement, nos élus parlent de filtre naturel par sable ou par roseau et… on croit naïvement que cela s’intègre dans le paysage puisque c’est naturel.
Mais en fait, il s’agit de ça :
Ne laissons pas faire ce massacre car des solutions existent qui permettent de préserver le paysage s’il est impossible de cacher du regard ses installations..
Effectivement, si les techniciens et les amoureux de la nature se donnent le temps de travailler ensemble, il est possible de mettre en œuvre des solutions efficaces (à partir du procédé dit « lagunage naturel) ET d’une vraie intégration esthétique pour faire sauvage : c’est le seul moyen de préserver l’esthétique de nos vallons.
A ceux qui diront « utopique », je réponds « Non, cette réussite existe : allez la voir à Saint Mard de Réno ». Cf photo ci-dessous.
Des villageois et leurs élus, à Saint Mard de Réno, ont su concilier épuration et esthétique. Les mares du procédé dit de « lagunage naturel » ont été dessinées avec poésie, agrémentées de plantations qui font croire qu’il s’agit de véritables mares à canards naturelles alors que ce sont nos eaux usées qui y sont progressivement dépolluées.
Un exemple à méditer, qui démontre que si on sait se mobiliser, chacun de nous, pour convaincre nos élus, alors il est possible de mettre en œuvre des vraies solutions durables, de faire du VRAI Développement Durable.
Sinon, si des procédés de ce type ne sont pas déployables partout (ils font malgré tout 20% du parc à ce jour), faisons au moins en sorte qu’ils soient implantés dans des endroits discrets.
En me mobilisant donc pour des stations d’épuration intégrées harmonieusement dans nos paysages, je découvre le week-end dernier avec stupeur que le Perche n’est désormais plus à l’abri des éoliennes. Notre belle région semblait préservée.
Alors, amoureux du Perche, mobilisons-nous, ensemble pour être forts et entendus, afin que notre patrimoine ne soit pas à jamais détruit.
Visitez mon site (http://villiers.o-n.fr), adressez-moi par mail vos combats.
Je réfléchis à en faire un outil de communication pour toutes les bonnes causes à défendre vis-à-vis des pouvoirs publics ; je pense par exemple aux éoliennes de Coulimer…
Seuls, nous ne pouvons rien mais, ensemble, nous pouvons faire gagner nos idées.