Joëlle Guillais (née dans le Perche), nouveau roman : La Pesticide, Edition Jean Paul Rocher, diffusé par Les Belles Lettres, Avril 2008

Publié le par perche-web

Joëlle  Guillais et Julien Cendres à l'Hotel des Arts de Rémalard, Dimanche 27 Avril 2008.


LA PESTICIDE
Joëlle Guillais


Le sujet est rude, complexe. Qu’importe ! Joëlle Guillais n’a pas cédé. En effet « que penseraient les lecteurs si les romanciers comme des laquais, se taisaient lorsque nos libertés sont menacées ? Mais que peut la littérature face à l’absurdité et à la violence des hommes avides de profit» ?

Joëlle Guillais s’est inspirée de la réalité pour mettre en scène l’histoire vraie de deux femmes. L’une, blessée dans sa chair suite à une exposition accidentelle aux pesticides, décide de rompre le silence sur les molécules tueuses ; l’autre, sommée de raconter la vérité scandaleuse et disgracieuse dans laquelle nous vivons, est harcelée par des bovines « orwelliennes » et des hommes hilares.

Le livre ressemble parfois à un bidon de chimie nous livrant ses secrets, et place le lecteur au cœur d’une problématique explosive dont les enjeux nous dépassent.

La force de ce roman réside cependant dans la virtuosité narrative et esthétique d’un récit métamorphosé en fiction irréaliste. L’écriture de Joëlle Guillais oscille sans cesse entre la légèreté et la gravité. Le ton et la forme sont baroques et extravagants. Exactement comme est la réalité impalpable de la « pesticide » du monde aujourd’hui.

Une écriture, un style, l’affirmation de l’engagement politique et littéraire d’une romancière.

 

Jean-Paul Rocher, éditeur
204 pages, 16 euros

Contact : Jean-Paul Rocher
Tél : 06 88 05 90 27

Diffuseur : Les Belles Lettres
jeanpaulrochered@yahoo.fr
blog : http//joelleguillais.blogspot.com

 


JOELLE GUILLAIS


Titulaire d’une thèse de doctorat en histoire de la criminologie sous la direction de Michelle Perrot, Joëlle Guillais est également romancière

Les grisettes ou l’imaginaire amoureux au 19ème siècle. 
Femmes et solitudes, textes rassemblés par Arlette Farge,
Editions Montalba, 85

La chair de l’autre, histoire du crime passionnel au 19ème siècle. Doctorat d’histoire sous la direction de Michelle Perrot, publié par Anthony Rowley
Traduit en anglais aux éditions Polity Press,1989

Avec La Berthe, Plon, 1989, ou « ethnologie d’un scandale dans le bocage », l’auteur donne « sur le rapport des sexes, de classes aussi, à la campagne ; un document ethnologique d’une exceptionnelle qualité, en même temps qu’un récit d’une grande intensité » (Michelle Perrot).

Elle n’a pas oublié sa région natale : le Perche. Région où elle continue « les voyages à pied ou à vélo, le plus lentement possible» provoquant ainsi toutes les rencontres racontées dans ses deux romans : Les Champs de la colère et La Ferme des orages « afin d’en finir avec la lecture nostalgique du rural qui le discrédite au risque de nous rendre autiste à sa diversité  »

Avec Agnès E. Plon, 1997, Une approche alors inédite des prisons de femmes, au travers du portrait d’une jeune fille  trafiquante de drogue dans un pénitencier suisse. 
 
La Prime aux loups,  Belfond 2OO1 : « Le roman est un genre tabou pour l’historien, en même temps qu’il le fascine parfois. Il fallait que l’aventure de Simon, ce physiocrate et pionnier rencontré dans les archives, devienne le roman de Simon, un texte imaginaire 
Prix des lycéens de Caen et Prix  Emile Guillaumin 

La Teinturerie,  Le Reflet, 2002, diffusé par les Belles Lettres
Un sociologue de renom enquête sur de nouvelles pratiques érotiques. Il rencontre Marie et Valérie qui jouent dans une ancienne teinturerie  désaffectée à fabriquer d’étranges conversations au téléphone. Des pages drôles, cruelles et violentes que traverse  le vacarme du monde et qui révèlent une poésie sociale, mais une voix pudique pour rendre hommage à Pierre Bourdieu.  

Barbie Rousse, sujet tabou, Le Reflet, 2OO3, Au hasard de ce qu‘il appelle son « tourisme littéraire » pourquoi ce brillant romancier, citadin convaincu retourne-t-il dans le Perche ? Sa rencontre avec une jeune exploitante  le ramènera vers son propre univers, celui des grands groupes d’édition. Un parallèle audacieux entre deux univers que tout semble opposer.

Les causeuses d’Hérouville, Mémoires et Cultures, 2OO5, roman avec l’association : La voix des femmes à Hérouville Saint-Clair. 

Mauvaises nouvelles Littéraires, Récit autobiographique, Atelier Mot à Mot, 2007
Les Mots de Minuit avec Philippe Lefait

La Pesticide, Edition Jean Paul Rocher, diffusé par Les Belles Lettres, Avril 2008

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