Brou, du 29 Avril au 1er Juin 2008, Exposition Tiphaine Descamps à l'Office de Tourisme intercommunal du Perche Gouet

Publié le par perche-web



Tiphaine DESCAMPS

www.tiphainedescamps.com



 MA DEMARCHE
 

Mes tableaux sont travaillés à l’huile. J’aime cette matière : la toucher, la mélanger, la malaxer me procure beaucoup de plaisir, j’ai l’impression de faire corps avec elle, c’est une relation quasi sensuelle !

Je couvre,  maroufle,  gratte,  racle  jusqu’à ce que la toile laisse apparaître des espaces colorés, des jeux de superpositions, d’ombres et de lumière.

Ma palette est sobre : des gris, des bleus, des terres, des ocres, avec des jeux de demi-teinte. Je cherche à faire vibrer la couleur, je recherche des transparences, pour apporter du rythme à la toile.

Ma peinture est avant tout la recherche d’une composition, d’un équilibre avec des espaces non-dits, et d’autres plus construits.

 

En mémoire d’une nature apprivoisée.

Le choix des sujets est en lien avec les couleurs, le vécu.

Peindre la nature telle que je la vois, telle que je la ressens pour inviter le spectateur à se perdre dans une atmosphère, une ambiance de paysage imaginaire, imprégné de souvenirs et d’émotions.

C’est alors que les paysages intérieurs et les paysages rencontrés se recouvrent l’un l’autre pour laisser apparaître sur la toile la mémoire d’une nature apprivoisée.

Je ne me lasse pas de peindre la baie de Somme, dont les paysages et les marées entre ciel et terre, ont baigné mon enfance. La Beauce avec ses successions de champs se métamorphosant en véritable composition abstraite me touche beaucoup.

 

J’aime aussi traduire des mots, des émotions ou des ressentis en une expression picturale.

J’aime le côté brut des matières et des rendus.

A de larges aplats picturaux s’interpénétrant se jouxtent des marouflages de tissus et de toiles de jute, ce qui apporte des effets de relief intéressants.

Je me laisse guider et surprendre par la toile… accepter de ne pas en être le maître. Accueillir l’aléa de la peinture qui glisse en un geste fortuit, accepter de recommencer et parfois d’avancer de fatalités en fatalités, un vrai travail d’humilité.

 

J’aime cette phrase de Soulages : « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche »

 

Je suis en permanence à la recherche de l’harmonie et de l’équilibre qui va procurer profondeur et force à mon œuvre.

 

Je ressens l’univers de ma peinture  comme profond, dense, à la fois harmonieux et dépourvu de repère, riche et contrasté.

 

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Publié dans Culture

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