Jean-Pierre Gérondeau, président du Parc régional du Perche. (Ouest France)
Article de Ouest France
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Jean-Pierre Gérondeau vient d'être élu président du Parc régional du Perche. À la veille de la mise en place d'une nouvelle charte, le nouvel élu est optimiste .
Jean-Pierre Gérondeau a ainsi prévu une stratégie de base : «contacter tous les élus afin de connaître leurs avis et les tenir au courant de la vie du Parc. C'est par eux que la vie du Parc est possible. Je me considère comme un chef d'orchestre dont les musiciens sont les habitants et les élus».
Un moteur de développement durable
Le nouveau président aura toutefois à surmonter de nombreux obstacles qu'une étude effectuée en 2007 par les élèves de l'École nationale du Génie rural des Eaux et forêts (ENGREF) a mis en lumière. Celle-ci affirme, entre autres, que le périmètre du Perche à cheval sur plusieurs départements «manque de cohérence», tandis que le projet de territoire est accueilli avec une certaine indifférence par les habitants. L'enquête démontre aussi que le Parc est soumis à «un carcan administratif et à une superposition de strates».
Constatant que le Parc est désormais en ordre de marche, l'élu considère que «ce carcan permet de réunir toutes les structures dispersées et de se réunir pour réfléchir à propos des champs d'action communs». La confusion constatée par les jeunes ingénieurs de l'ENGREF autour de la «lenteur des procédures, la lassitude des équipes, des élus, des habitants«, n'effraie pas Jean-Pierre Gérondeau. Il s'attaquera avec enthousiasme, sans coup férir, aux «conflits d'intérêts, aux clivages politiques et aux projets ponctuels non intégrés dans une dynamique globale de territoire. Personne ne nie que les frontières sont artificielles et qu'il faut faire cohabiter les Percherons de base et ceux d'adoption, mais je suis certain que l'investissement environnemental du Perche constituera un moteur de développement durable pour cette région ».
En dépit donc de la réduction des finances publiques, en dépit de ceux qui prétendent que la politique de protection de la nature peut nuire au développement économique de la région, Jean-Pierre Gérondeau affirme qu'il n'est pas décidé à faire de ce secteur «une réserve d'Indiens». «Le Parc n'est pas un aspirateur d'idées et de réalisations. Les communes ne sont pas au service du Parc. Celui-ci doit impérativement agir dans le dialogue afin que tous les atouts soient réunis pour aujourd'hui et les générations futures».
La charte constitue-t-elle une opportunité à saisir par le Parc pour rebondir ? «Sans aucun doute, d'autant qu'il faut tenir compte de la mode du tourisme vert et des produits du terroir qui est au coeur de la mission du Parc».
Monique BÉGUIN.
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