Ecomusée du Perche (Prieuré de Ste-Gauburge, Saint-Cyr-la-Rosière), exposition : L’Ecomusée du Perche : la mémoire rurale au cœur d’un monde qui change jusqu'au 31 Août 2008

Du 23 mars 2008 au 31 août 2008
L’Ecomusée du Perche : la mémoire rurale au cœur d’un monde qui change
Le musée est un trentenaire qui vit avec son temps et s’adapte à de nouveaux cas de figures. L'acquisition du prieuré de sainte Gauburge, en 1993, confié à l’association de gestion du musée permet aujourd’hui de concevoir un projet de développement culturel et patrimonial cohérent en fusionnant le musée et le monument dans un même centre culturel de proximité, à vocation de conservation du patrimoine et de développement culturel et touristique.
Le Conseil Général de l'Orne a pris en charge la destinée du musée en 1985. Cette aide assure sa pérennité tout en conservant un conseil d'administration ouvert sur la vie locale. L’association s’est révélée être le média indispensable entre le terrain et la collectivité territoriale.
L’écomusée participe au réseau régional des musées, siège également au conseil d’administration de la Fédération des Ecomusées et Musées de Société et assure depuis 2005, la présidence de l’association Française des Musées d’Agriculture et du Patrimoine Rural.
Un site historique, emblème d’un territoire
L’ancienne province du Perche est répartie sur quatre départements (Orne, Eure-et-Loir, Sarthe, Loir-et-Cher) depuis son démantèlement en tant que Province en 1790.
Le musée illustre la diversité des activités humaines sur ce territoire complexe. Les thèmes s’entrecroisent et mettent en évidence l’histoire de l’agriculture du Perche.
Les usagers qui visitent le musée, ont la possibilité de s’inscrire aux stages de savoir-faire, de devenir des acteurs responsables de leur environnement et de leur patrimoine. Opérations qui ont eu pour effet de relancer l’intérêt de la population locale pour le musée, de lui permettre de s’impliquer et pour l’équipe du musée de recueillir des témoignages.
Objets d’un monde disparu
Installée en 1985, dans le bâtiment construit à cet effet, le parcours muséographique offre aux visiteurs les modules suivants: le pommier, des labours au battage, l’osier et la vannerie paysanne, le chanvre, Le costume, Le cheval percheron et l’artisanat, la forêt, le bocage et l’artisanat, les sables, l’argile et l’artisanat (potier, briquetier, verrier). Ce parcours sera révisé dans les prochaines années afin de répondre aux attentes de nouveaux publics.
Le prieuré, un ancrage social, économique et culturel depuis le XIe siècle
La première date connue mentionnant l'installation du prieuré est celle de l'an 1006. Au début du XIIe s, le prieuré est confié à l'abbaye royale de Saint-Denis en France. Châtellenie, le prieuré obtient les droits de sceaux, marques et mesures, et le droit d'appel au Parlement de Paris.
Au XVe siècle, le système de la commende est installé. Le roi nomme le prieur. La proximité du pouvoir royal est une condition pour obtenir cette magnifique charge. Les biens du prieuré sont vendus comme biens nationaux le 9 juin 1791.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la « ferme du prieuré ». La partie agricole est remaniée pour s’adapter aux nouvelles conditions agricoles.
En 1943, une fête est organisée par la jeunesse rurale du Perche (JAC) pour financer une première campagne de nettoyage et quelques restaurations de fortune de l’église. En 1972, le musée des Arts et Traditions Populaires du Perche est créé dans l’église, par l’association des Amis du Perche.
Nature et culture, des activités développées pour le public
Le public local qui est assez composite depuis les primo résidents en passant par des résidences secondaires des villages environnants et celui des villes voisines (rayon de 50 km) s’est intéressé au monument comme une offre de tourisme de proximité supplémentaire. L’écomusée s’efforce d’offrir un service culturel depuis l’école maternelle jusqu’à la réception de groupes de personnes âgées !
La partie agricole et conventuelle du prieuré a permis, entre autres, la conception d’un programme de stages et d’expérimentations sur le bâti paysan et ses abords. Le stage est un moment de rencontres entre les populations, population rurale et citadine, spécialistes et néophyte. Le niveau d’attente des stagiaires est disparate. La gamme des possibilités passe du jardin à la maçonnerie, de l’apiculture à la cuisine rustique, sans oublier le tissage.
Le public scolaire s’est vu offrir une gamme de nouveaux ateliers autour des collections et des thématiques fortes qui en découlaient
Avenir et recherche
Le musée, passeur entre passé, présent et avenir, est un lien entre les générations. Lieu d'accueil des publics, c’est une activité contribuant à l'économie locale et régionale. A ces différents titres, le site offre une gamme d'activités étendue.
Cette exposition s’inscrit dans le nouveau projet scientifique et culturel de l’écomusée, lequel, par les aménagements et restaurations qui en découleront, prend la suite des mutations économiques et architecturales du lieu qui ont laissé l’empreinte d’un patrimoine en mouvement.
L’écomusée du Perche témoigne d’un changement fondamental du monde rural et des inquiétudes que la révolution technique et des années 1960-70 a fait naître.
Il est, aussi, à la croisée d’un mouvement de retour vers les campagnes, porté par la jeunesse des villes, et d’un formidable élan de création de musées ruraux mené en France par des hommes tels que Georges-Henri Rivière, créateur du Musée National des Arts et Traditions Populaires.
Conçu à son origine comme un conservatoire de modes de vie révolus, il s’accompagne, avec le projet en cours de réalisation, d’échanges tourné vers l’avenir.
Renseignements et réservations :
Ecomusée du Perche
Prieuré de Ste-Gauburge
61130 Saint-Cyr-la-Rosière
Tél. : 02 33 73 48 06
E-mail : accueil@ecomuseeduperche.fr