Dame Marie, Orne: "Monsieur le Maire, s’il vous plait, je ne peux plus aller chez moi ! Plus de chemin ! "...Chemins ruraux dans le Perche et difficultés d'accés. Par le blog de la ménagère.

Publié le par perche-web

Le Problème : la France rurale et les textes caduques

C’est une véritable saga avec la quinzaine de services administratifs que j'ai tenté de contacter au sujet des chemins ruraux, comme d’autres riverains de petites communes du Perche qui ont des difficultés d’accès à leur maison. Nos amis de Zevilllage.net  article  « WiMax et pieds dans la boue » s’en sont fait l’écho, et on peut lire le feuilleton sur le Blog de la Ménagère.

Le « buzz » des blogueurs, ça marche! L’Orne affiche le WiMax pour tous…mais que faire si on ne peut plus habiter nos maisons ? C’est la France des textes caduques, la loi reste à l’époque des diligences et des charrettes! Pas responsable la Préfecture  ! Pas responsable le Conseil Régional de Basse Normandie ! Pas responsable la Communauté de Communes ! Pas responsable les dix à quinze services administratifs qui affichent pourtant des ambitions prestigieuses :  « environnement »,  « développement durable » sur leurs sites Web. Pas responsable le Parc Régional Naturel du Perche, qui pourtant devrait s’emparer de ce type de problème. Bravo à Jean-Claude Lenoir, député, qui a été le plus réactif et le premier à m’avoir répondu par mél en quelques jours.  

 

Plutôt voir démolir les maisons plutôt que d’entretenir les chemins !

En ce temps de période électorale , il est parfois salutaire d’avoir à faire à un problème concret pour se rendre compte des dysfonctionnements de nos belles institutions  françaises. Cet été j’ai comme chaque année demandé au maire de ma charmante petite commune de l’Orne de faire en sorte que le chemin rural soit accessible jusqu’à ma maison. J’ai vu avec stupéfaction que les textes restaient inchangés : les communes ne sont pas obligées d’entretenir les chemins ruraux. Quand ils sont empruntés par nos amis agriculteurs, et c’est bien normal, il en résulte de profondes ornières. Avec la pluie, le chemin se transforme en lac. Avant il existait des cantonniers, et les chemins étaient entretenus, les pierres abondent dans nos régions. Aujourd’hui nous arrivons à l’absurdité la plus totale : le riverain n’a plus accès à son domicile.

 

Dans la France qui manque de logements pour les jeunes, les communes préfèrent voir démolir les bâtiments anciens isolés plutôt que d’entretenir le chemin : acheter un tas de  cailloux et payer un cantonnier…ou un chômeur Le législateur attend du contribuable déjà lourdement imposé, qu’il aménage à ses frais un chemin qui ne lui appartient pas! Tous les néo-ruraux sont des milliardaires, c’est bien connu ! 

En l’occurrence, comme toutes les maisons du hameau ont été démolies – alors que le paysage est superbe – et les pierres sont en tas au bord du chemin. Mon propre chemin privé, que j’ai fait empierrer à mes frais est maintenant couvert de boue et impraticable. 

Espoir ?

Mais grâce à l’intervention du député, Monsieur le Maire m’a téléphoné : oui je vais bientôt pouvoir habiter ma maison !  Et prendre un verre avec mes amis de Perche-en action à Nogent-le-Rotrou !

Si vous avez des solutions : écrire à Perche-Web !

Ecrivez-nous : percheweb@yahoo.fr

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