Le Perche selon le guide touristique " Le Petit Futé"

Publié le par perche-web

Blason du Perche

Le Perche, une toile de maître Petit Futé
 

Résumé :
Le Perche est une ancienne province couvrant deux départements, l'Orne et l'Eure et Loir. Malgré cet éclatement, l'identité percheronne est toujours présente et la palette des couleurs, passant du roux au vert, se retrouve partout. Le Perche de l'Orne, appelé le Grand Perche, qui appartient à la région Normandie se concentre autour de Mortagne-sur-Perche, Bellême, Tourouvre ou la Chapelle-Montligeon, Nocé.

Contemplez le Perche comme une toile impressionniste. Ce pays est avant tout une succession de forêts à l'intérieur du Parc Naturel régional du Perche, de douces collines et de prairies grasses aux dégradés de vert. La nature y tient une grande place, mais au détour de petits villages pittoresques se dessinent des châteaux, manoirs, églises, abbayes, maisons et fermes, construits avec les matériaux tirés du sol. La variété des sols a donné des nuances allant du blanc de la craie à la teinte foncée du grison, en passant par le grès roussard, ferrugineux, et les teintes nombreuses des sables colorés. Ce mélange forme une multitude de petites touches de couleurs en parfaite harmonie avec les paysages verdoyants. La diversité de cette terre a également offert des richesses aux hommes, à ces artisans qui avaient le goût de « l'ouvrage bien faite » dans les métiers les plus variés : métayers, charrons, maréchaux, briquetiers, potiers, marnerons, verriers, débardeurs, sabotiers, sourciers... Des musées et collections locales permettent de découvrir l'histoire percheronne, celle qui a construit le pays mais aussi la petite histoire des hommes, à travers les métiers pratiqués, les arts et les traditions populaires.

Scènes de vie quotidienne
A Saint Cyr sur Rosière, l'Ecomusée du Perche, accessible aux handicapés, est consacré aux travaux de l'année agricole, aux métiers traditionnels, à l'histoire du cheval percheron, emblème de la région sans oublier la fabrication du cidre et du calvados, avec pressoirs, bouilles… Parmi les activités artisanales, le filet fut l'un des principaux métiers de femmes exercé dans le Perche au début du XXe siècle. A Nocé, un étonnant atelier conservatoire et un musée du filet exposent de magnifiques pièces en filet noué, en filet brodé, et en filet perlé, dont une robe du couturier Paul Poiret. A Lignerolles, le Musée de l'épicerie et des vieux commerces abritent un douzaine de vieilles boutiques reconstituées dont une boutique de vente et de réparation de poste TSF ainsi qu'un cabinet de dentiste, un guichet de la Poste et une curieuse échoppe d'objets religieux. Tout y est, même l'ambiance. Enfin, le Perche a été marqué par une importante émigration au Canada. Dans l'église Saint-Aubin de Tourouvre, les vitraux rappellent le départ au XVIIe siècle de plusieurs familles qui ont contribué au développement du Canada. Leurs descendants ont créé un petit musée qui retrace l'histoire de l'émigration percheronne vers la Nouvelle France.

Un patrimoine préservé
Le Perche offre volontiers ses charmes au flâneur. Une halte à Mortagne-au-Perche, sera une étonnante première approche de ces villes pittoresques. En levant la tête, vous découvrirez aisément 7 cadrans solaires parmi les 27 répertoriés dans la ville et les façades ocres des nombreux hôtels particuliers, parfois dissimulés derrière un porche dans les vieilles ruelles. En lisière d'une belle forêt, Bellême est la capitale historique du Perche. Ses vestiges médiévaux, son porche du XVe siècle, ses voûtes et ses nombreux hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, donnent un aperçu de la richesse d'antan. Enfin parmi les témoins du passé, l'Abbaye de la Grande Trappe à Soligny-la- Trappe est la dernière abbaye d'hommes subsistant dans l'Orne. A la structure agricole qui fabriquait des produits laitiers s'est substituée une structure commerciale offrant au public un large éventail d'objets monastiques et produits régionaux, en plus d'une librairie religieuse. Seul le parc et l'église sont ouverts au public. Le Perche est devenu le havre de nombreux Parisiens en quête d'authenticité, à quelques pas seulement de Paris. Quelques-uns n'ont pas hésité à acheter une résidence principale ou même s'installer pour y exercer leurs talents.
Claire Delbos

Gastronomie Saveurs du Perche

Le boudin noir de Mortagne
Du vrai, c'est-à-dire du boudin noir, doiton préciser, fait avec du sang et des boyaux, ce qui n'est, bien sûr, pas le cas du boudin blanc. Les charcutiers de la ville tiennent leur réputation de longue date et, chaque année, une Foire au boudin, au cours de laquelle on débite entre 4 et 5 kilomètres de boudin, attire des centaines de gourmands. De plus, la Confrérie des Chevaliers du Goûte- Boudin, organise le concours international du meilleur boudin dont, comme son nom l'indique, le prestige et l'engouement qu'il suscite, dépassent aujourd'hui largement les frontières.

Le cidre
Il y a quelque temps encore, le cidre était une fabrication unique-ment artisanale. Après la récolte, les pommes étaient placées dans une auge, le plus souvent en granit, puis écrasées par une meule à l'aide d'un cheval. Il n'est pas rare, maintenant, de voir ces pressoirs orner les jardins en servant de bac à fleurs. Après l'opération du pressurage, on extrayait le jus du marc obtenu. C'est ce qu'on appelle : ”faire la motte” ou aussi ”monter le marc”. Alors, on mettait le moût à tremper dans une cuve pour en récupérer, quelques semaines plus tard, le jus. La première pression donnait du cidre pur jus. Quant aux autres pressions, on les appelait ”petit cidre”. Cette fabrication à l'ancienne a été reprise depuis quelque temps par des cidreries.

petit futé com

 

 

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Publié dans Culture

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